Par votre message du 24 mai dernier, vous m’interpellez sur la politique familiale à mener. Candidate dans la 8ème circonscription du Rhône, je souhaite donner à François Hollande la majorité dont il a besoin pour réussir le changement. C’est donc à ce titre que je me présente et ce sont ses priorités, celles qui ont été choisies par une majorité de français, que je souhaite défendre à l’Assemblée Nationale.
Vous comprendrez donc que, sur plusieurs points de votre courrier, nos positions diffèrent. Je crois en effet que le changement qu’attendent les français est social, et que la politique familiale doit aussi, pour une question de justice, prendre en compte les ressources des parents. Mais, comme François Hollande, je m’engage au maintien des ressources dédiées à la politique familiale, et je souhaite un quotient familial plus juste, ce qui n’affectera que les ménages les plus aisés.
Concernant les aspects sociétaux que vous évoquez, et notamment la question de la fin de vie, François Hollande s’est engagé, clairement, pour que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité.
Pour ma part, j’avoue être en questionnement sur ces sujets. Il me semble d’ailleurs que, dans les domaines relevant de l’éthique, la certitude est mauvaise conseillère. Ma réflexion repose d’abord sur la dignité des individus, la dignité des malades. C’est elle qu’il convient de sauvegarder, et force est de constater que notre société les maltraite parfois. La législation doit être fine, pour permettre l’égalité de tous dans ces circonstances. Je pense qu’il est, en tout état de cause, important de développer les soins palliatifs pour que, quel que soit le choix de chacun, la fin de vie se passe dans un climat d’apaisement et avec le moins de souffrance possible. Mais il reste nombre de questions sur lesquels il est important d’échanger, de débattre, dans une atmosphère de tolérance et de respect des points de vue.
Nous ne serons pas en accord sur les autres points que vous évoquez, comme l’adoption par des couples homosexuels, ou encore la question de l’interruption volontaire de grossesse.
Je pense toutefois qu’au-delà de nos divergences, il est important que, dans une société enfin réunifiée, un dialogue s’instaure dans la tolérance et le respect des institutions et des majorités qui se dégagent des élections.
J’espère avoir pris ma part dans cet échange


